BiLL --> oRaNgE
KeReN --> RoUgE
ToM --> VeRt
NaRaTiiOn --> NoiiR
AuTrEs PeRsOnnEs --> JaUnE
Je suis là pour toi, alors reste pour moi...
J'essaie de me concentrer. Je revois cette créature qui apparaît au milieu de nulle part. Qui est-ce? Homme, femme, je ne sais pas. Je ne distingue qu'une silhouette très mince et de grande taille. Mais qui est cette personne? Ma vue est si floue que je n'ai aucune idée de l'endroit où je me trouve.Je suis chez moi, j'attends tranquillement le retour de Bill. Je m'installe sur le sofa avec une petite tablette de chocolat et un verre de lait. Mes paupières sont lourdes. Je finis par m'endormir. Aux alentours de 19h15, un coup de téléphone me réveille brusquement. Mon sommeil l'emporte. Je ne bouge pas. Ils rappeleront plus tard.
Un autre coup de téléphone surgit aussitôt. Je me lève, en force, avec des cernes prêtes à me tomber sur les joues.Keren : Allô?Homme : Mademoiselle Schwartz?Keren : Oui, c'est moi.Homme : Vous êtes bien la fiancé de Bill Kaulitz?A l'instant où l'homme, sans s'être présenté, me pose cette question, je sais qu'il s'est passé quelque chose d'anormal.Keren : Oui oui, c'est moi même.Homme : Votre conjoint se trouve dans un état critique, mademoiselle. Nous somme au rond-point de Leipzig. Rejoignez-nous vite, ce n'est plus qu'une question de minutes.Aucun autre détail. Je raccroche. Ma main tremble comme une feuille. J'essaie de reposer le téléphone. Je n'en ai même pas la force. Je le lache. Le téléphone chute sur le carrelage, un résonnement se fait ressentir sur le sol. Je m'appuis contre le mur. Mon dos glisse et frôle la paroie.
Je m'accroupie, hurles comme je n'ai jamais hurlé de toute ma vie. Une quantité indénombrable de larmes coule sur mes joues. Chacune vient à son tour humidifier ma lèvre extérieur, d'un goût légèrement salé.
Je reviens à la réalité. Bill est, peut-être entre la vie et la mort. J'attrape les clefs de la voiture de Bill d'un revers de main, j'enfile une veste en deux temps, trois mouvements et cours rapidement jusqu'à la BM.
Avec toute cette gelée, je suis obligée de dégager le parbrise avec ce que j'ai sous la main. Quelques larmes sont restées sur mes joues, comme si elles s'étaient gelées d'un coup sur mon visage.
Je démarre, le trajet se fait lentement à cause du verglas. A la radio, ils ne parlent que de ce temps pourri qui a peut-être déjà tué Bill à l'heure qu'il est.
J'arrive au rond-point de Leipzig, comme l'homme me l'avait indiqué. Des pompiers et toutes autres sortes de secours se sont rassemblés là où Bill subsiste difficilement.
Je vois tout ça. Je suis perdue. Mon corps se crispe. Je m'immobilise sans plus penser à rien.
C'est un jeune ambulancier, peut-être celui que j'ai eu au téléphone, je ne sais pas, qui finit par venir me voir. Il est vêtu d'une blouse et d'un pantalon assez larges. Il a de longue dreads, attachées strictement, lui descendant jusque dans le bas du dos. Bisarrement, il n'a pas du tout une tête à sauver et à apporter du bien aux gens. Bref, il m'emmène à l'arrière de l'ambulance, me recouvre les épaules d'un modeste plaid trouvé à l'arrière du camion et me donne un café pour m'apaiser les esprits. Il me rassure comme il le peut. Les larmes me montent aux yeux. Je craque. Bill est toute ma vie, il m'a fait vivre mes tous premiers instants de plaisir et m'a fait goûté aux premiers désirs qu'une femme peut attendre de son partenaire. C'est l'homme qui m'a fait découvrir la vie. C'est lui qui m'a ouvert les portes sur notre libido (vie sexuelle dans un couple). Je l'aime plus que tout. Chaque fois que je l'embrasse ou que je le regarde, c'est comme si je l'aimais pour la première fois.
Il est 19h47, je vois se rapprocher le corps de Bill. Il est perfusé et appareillé. Des espèces de branchements cachent son visage. J'aperçois ses cheveux lisses, salis par l'herbe et la terre. Le jeune homme qui était toujours avec moi me demande si je veux les accompagner jusqu'à l'hopital. J'accepte de suite et monte dans l'ambulance. Je m'assoie à côté de la civière, là où est allongé l'homme de ma vie et de tout mon avenir.
Il est là. Il dort. D'après son état, le coma est proche.
Nous arrivons à l'hopital d'Hambourg. Tout va très vite et les medecins prennent Bill en charge. Je descens du véhicule, comme coupée du monde qui m'entoure. Je suis hypnotisée par ce qu'est en train de subir Bill.
Le jeune ambulancié me pose deux ou trois questions, pour me rassurer une fois de plus.Homme : Comment vous apellez-vous?Keren : KerenHomme : Très joli prénom.Il me regarde d'un air optimiste et sécurisant.Homme : Moi c'est Tom. Vous inquiétez pas, j'ai déjà vu plusieurs personnes dans le même cas que votre conjoint. Ils se sont batu et s'en sont tous sortis.
Keren : Je voulais vous remercier pour tout à l'heure d'avoir été là pour moi.Tom : C'est mon métier. Vous n'avez pas à me remercier.Il me glisse un petit clin d'oeil à travers son regard de générosité. Malgrés ses grandes dreads et ses larges vêtements, je suis sûre que derrière tout ça se cache un grand coeur sensible et fragile. Ses mots sont si rassurants que je lui demande de venir voir Bill avec moi dans sa chambre stérile.Ils entres dans le halle. Tom connait déjà l'hopital par coeur. La marche se fait silencieuse. Ils arrivent devant la chambre, Tom attend Keren dans le couloir.Mes yeux s'humidifient. J'ouvre la porte habillée d'une blouse et d'un masque.
Je m'assoie à côté de Bill. Je commence à lui parler, espèrant qu'il se réveille et me fasse le moindre signe.Keren : Bill... c..c'est .. moi, mon coeur.Ma voix tremble, chacun de mes mots s'accroche.Keren (en pleure): Bill, je t'aime tellement. Je t'en supplie, tu peux pas m'abandonner et me laisser toute seule. Bill, c'est toi qui a su me faire reprendre le sourir dans mes moment les plus sombres. C'est toi qui ma fait connaître le plaisir et le sentiment d'aimer. Je t'aime Bill !! Est-ce que tu peux comprendre ça! Réveille-toi MERDE!! Ma main s'emmêle dans la sienne. Je la sers de toutes mes forces. Je pleure. Je ne sais faire que ça. Une de mes larmes coule sur le poignet de Bill et longe son tatouage. Je me lève et lui pose un baiser sur le front. Il est tout froid. Je réfléchit un instant : qui va pouvoir me réconforter? me protéger? m'écouter parler de Bill pendant des heures? qui?Keren rejoint Tom dans le couloir. Il lui demande comment s'est passé cette première visite d'un air ésitant.Tom : Alors?Keren : Alors?? Alors, je pleure. Je ne sais faire que ça. Mon homme perd sa vie à petit feu et moi je ne sais faire que chialer et culpabiliser. Vous pouvez me ramener chez moi? [...]SuiiTe... DèS... MoN... ReTouR... De... VaCaNcEs... :p
( en attendent, laissez-moi des comz pour m'encourager =D... KIsS! jvous aimeuh <3 )